Passif: augmenter son isolation en ventilant !

A propos de Responsable PEB

Au vue des températures externes actuelles, il est intéressant d’aborder quelques notions sur les constructions passives. En plus de devenir peu à peu une obligation, le passif devient une référence.

Rénover ou construire en passif ne s’improvise pas

Dans une construction dite passive, on rencontrera souvent des épaisseurs d’isolation de 30 à 40 cm pour les différentes parois de la maison (murs, toitures et sol). Les techniques de chauffe sont optimisées pour assurer un confort thermique maximum. L’inertie thermique des parois et les corps de chauffe assurent aux parois intérieurs des températures de surface élevées. En effet, une sensation d’inconfort apparaît lorsque la température surfacique des parois présente une différence de plus de 3°C avec la température ambiante de la pièce.
Dans une maison “traditionnelle”, ce confort ne peut être obtenu que partiellement en plaçant les appareils de chauffage contre les murs et sous les fenêtres autant que possible.

Cette sensation d’équilibre sera également présente en été, isolant l’intérieur des trop fortes chaleur externe.

Mais se concentrer sur l’isolation ne suffit pas. Il faut construire ou rénover en veillant particulièrement à 2 points essentiels.

a. Les ponts thermiques

Eviter toute possibilité de pont thermique (point froid), qui entrainerait des phénomènes de condensations assez dévastateurs.

Pour rappel, à une température donnée, correspond une pression de vapeur saturante qui définit la quantité maximale d’eau présente sous forme gazeuse. Plus la température est grande, plus cette quantité est élevée. L’air ambiant contient donc de la vapeur d’eau qui condense au contact des parois plus froides, puisque l’air y est plus frais et ne peut donc contenir qu’une plus faible quantité de vapeur.

Dans une maison passive, la température des parois est proche de la température ambiante, et donc ce phénomène risque moins de se produire.

b. La ventilation

Ventiller de manière optimum son logement avec un système de ‘ventilation de type D‘. Dans les grandes lignes, il s’agit d’un système basé sur un échangeur central permettant à l’arrivée d’air frais d’être réchauffée par l’air vicié extrait des locaux humides.

On sous-entend également une étanchéité complète du bâtiment. Tout apport d’air est gèré et controlé uniquement par la ventilation.

Comme dès lors on récupère au maximum la chaleur via l’installation de ventillation, les pertes ne sont plus que limitées aux parois de l’enveloppe. La boucle est bouclée. Il revient donc de veiller drastiquement à limiter les déperditions par les parois de l’habitation (passive).

D.